Transition énergétique ? (1)

Une transition oui, mais comment ? Et avec quel ou quels MIXss énergétiques ?

N’a-t-on pas mis la charrue avant les bœufs en encourageant l’idée du photovoltaïque et de l’éolien dans l’esprit de chacun (à grand coup -et coût- de publications, aides, subventions diverses, démarchages, etc.) avec des résultats incertains sur la rentabilité à moyen terme des installations existantes.

Rentabilité d’autant plus incertaine que le stockage de l’énergie a été certainement insuffisamment pensé pour pallier l’intermittence des énergies renouvelables comme le vent, le soleil, la marée… Il faudra donc s’adapter en permanence.

A chaque minute, heure, semaine, année… et année après année, et aussi selon notre situation géographique, le MIX à un instant T sera différent à l’instant T+1. Le MIX énergétique devra être adapté en fonction de l’offre de production (qu’elle soit renouvelable, carbonée, nucléaire, …) à la demande de consommation. Et adapté aux possibilités de transport de l’énergie.

On comprend mieux ainsi pourquoi j’utilise la notion de MIX au pluriel.

Le Rapport de l’ADEME (voir article précédent) amène de nombreux éléments de réponse et présente différents MIX potentiels adaptés à différentes régions.

La transition sera le résultat de ce que chaque acteur politique, et chaque acteur économique -du producteur au consommateur- est prêt à accepter. Comment passer d’une fourniture essentiellement carbonée (le cas pour la majorité des pays) ou nucléaire (quelques pays dont la France) à une fourniture réduisant nos émissions de GES (Gaz à Effet de Serre).

Pour arriver à un MIX raisonné et raisonnable il faudra s’appuyer sur les énergies existantes afin d’assurer une base régulière en énergie (le nucléaire pour la France). C’est toute la complexité de cette montée en régime vers des énergies alternatives qui pour la plupart sont … intermittentes.

Malheureusement, nous aurions dû mieux anticiper pour préparer cette transition en imaginant comment stocker notre énergie, et en particulier nos surproductions trop souvent vendus à l’étranger à prix très faible (exemple vers la Suisse qui recharge ses barrages la nuit -pompage /turbinage-, ou l’Allemagne)

Dans mon manifeste « CO2 mon désamour » (achat possible en ligne) je rappelle le potentiel de la France dans ses nombreuses capacités en stockage hydraulique.

Pierre Leroy, 3 septembre 2016.

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